Une des premières choses qu’on enseigne au Japon lorsqu’il s’agit des mœurs et coutumes est un proverbe :

A Rome, fais comme les Romains.

Le Japon, bien que très moderne, est un pays de traditions. C’est notamment ce qui fait son charme. Il est donc logique que pour s’y intégrer du mieux possible, il faille faire son possible pour suivre ses mœurs et coutumes. Malheureusement même les Japonais s’y perdent et on pourrait en écrire des pages entières. C’est pour cela que je vais vous résumer ici le principal.

Les salutations et courbettes

Vous le savez, dans notre société actuelle, la première impression prend souvent le pas sur le reste. Il est donc important de ne pas se louper surtout qu’au Japon les salutations sont hissées au rang de l’art. Ahhhh… il est loin le temps du high five dude et de la bise à sa jolie collègue de bureau. Non, le Japonais crée une zone démilitarisée autour de lui et il va falloir trouver comment lui dire bonjour sans y pénétrer, toute une technique !

Le verbal

Avant de passer aux gestes techniques voici quelques mots qui vous serviront lors d’un voyage ou si vous vous expatriez.

  • Ohayou Gozaimasu qui signifie bonjour le matin (Ohayou tout seul s’apparente plus à notre salut, vous pouvez l’utiliser entre amis et à n’importe quelle heure de la journée du moment que c’est la première fois de la journée que vous croisez la personne. Il existe aussi le terme Os qui est une contraction, équivalente à notre ‘lut)
  • Konnichiwa, le bonjour de l’après midi
  • Konbanwa, le bonsoir
  • Sayounara pour dire aurevoir (vous pouvez aussi dire Mata ne ! entre amis)
  • Oyasuminasai pour souhaiter une bonne nuit
  • Arigatou Gozaimasu, chez nous merci beaucoup (vous pourrez dire Arigatou à vos amis ou encore à la caissière du super marché du coin car c’est vous le client -dans ce cas là les japonais ne disent souvent rien-)
  • Gomennasai ou Sumimasen pour vous excuser (vous pouvez aussi dire Gomen en moins poli)
  • Shitsureishimasu pour vous excuser et demander une permission de manière implicite (littéralement ça veut dire laissez moi vous déranger)
  • Yoroshikuonegaishimasu, du grand art qui pourrait être l’équivalent de notre prenez soin de vous (aussi utilisé entre amis comme Yoroshiku ne !)

 

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La gestuelle

En matière de courbette, les Japonais vous diront que cela doit venir du cœur, en tant qu’occidental, vous pensez plutôt à la réussite de votre courbette. Car en effet, il existe trois principales façons de se courber pour saluer votre interlocuteur et ça peut vite devenir très technique.

  • l’ordinaire qui concerne un angle à environ 15°
  • la semi-formelle à 30°
  • la formelle à 45° (ouille le dos)

Sachez également que la femme se courbe les mains jointes placées devant le corps alors que l’homme se courbe les mains droites le long du corps.

 

Jusqu’à présent ce n’était pas trop douloureux -excepté pour les pauvres bougres qui doivent effectuer la courbette des dizaines de fois par jour-. Alors entrons dans le domaine de l’impossible : le seiza. Il s’agit de la manière traditionnelle pour s’assoir, à savoir à même le sol. Ça peut vous paraître cool la première fois et les cinq premières minutes, mais à moins d’avoir pratiqué en grandissant ou d’être contorsionniste vous allez rapidement souffrir. Et il faudra rester tout le repas comme ça. Je ne rentrerai pas dans les détails mais la façon de s’assoir et de se lever lors du seiza suivent aussi une technique bien définie. Il est aussi possible lors du repas de décaler ses fesses sur le côté ou de carrément s’assoir en tailleur, spécialement si vous êtes un homme ou un gaijin. Enfin, sachez aussi que l’utilisation de tables et de chaises se répand, ce sont vos genoux et chevilles qui seront content.

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Que ce soit en matière de verbal ou non verbal, il faut agir en fonction de votre interlocuteur. Si vous vous adressez à un ami vous n’allez pas forcément vous courber à 45° et lui dire Domo Arigatou Gozaimasu. Par contre si vous êtes en face de votre supérieur hiérarchique, il va falloir s’incliner plus que lui et utiliser un vocabulaire qui va vous placer au dessous de lui. Tout ça est très technique et nécessiterait un approfondissement. Cependant, gardez en tête une chose, lorsque vous êtes un gaijin (un étranger) on vous excusera beaucoup de choses car il faut avoir grandi dans cette culture pour vraiment tout saisir. Les Japonais eux-mêmes le reconnaissent et soulignent les contraintes et la difficulté de ces coutumes. De plus, le serrage de main devient de plus en plus commun surtout lorsqu’un occidental entre en jeu. Soyez donc confiant et tout ira bien !

Nous poursuivrons le sujet des coutumes japonaises dans un prochain article